Avez-vous déjà entendu parler des « Sentiers du Phoenix », ce blog bien de chez nous retraçant les exploits sportifs d’un amoureux de la nature et plus particulièrement des Ardennes ? J’ai eu le grand plaisir de discuter avec Julien Libert, l’aventurier se cachant derrière ce chouette blog afin d’en apprendre un peu plus sur lui.

Julien Libert est historien de formation et il travaille pour la fédération du Tourisme de la Province de Namur. Il est, également, passionné par le trail et les sports d’extérieurs, à tel point qu’il a décidé d’en faire un blog « Les Sentiers du Phoenix ». On y retrouve des conseils pour les sportifs, des récits de ses aventures mais également ses impressions concernant les Ardennes, son terrain d’entraînement belge préféré. Je lui ai donc posé quelques questions pour en savoir plus sur ses passions.

Comment en êtes-vous venu à tenir un blog ?

À la base, c’est la course à pied qui m’a mené au projet du blog. J’ai toujours aimé écrire de par ma formation d’historien. Ensuite, le carnet de course appelé « Les sentiers du Phoenix » a petit à petit évolué vers le blog actuel, dans lequel je peux exprimer toutes mes passions différentes. Je parle de course à pied, mais pas uniquement. J’écris sur la nature et ma connexion avec la forêt des Ardennes. Aujourd’hui, je suis plus souvent amené à parler de voyage, d’aventure, d’expédition car j’ai écouté mon lectorat et je me suis rendu compte que c’est ce qui lui plaisait.

© Julien Libert / Sentiers du Phoenix

Qu’est-ce qui vous plait vraiment dans le trail ?

Comme pour la randonnée, c’est le fait de pouvoir découvrir un nouveau terrain de jeu, de nouveaux coins et de nouvelles destinations. L’avantage de la course à pied, c’est que l’on va plus vite qu’en marchant, on peut donc en découvrir plus, que ce soit en forêt ou en montagne. On peut donc profiter pleinement de ce qui nous entoure, des panoramas, des paysages etc.

© Julien Libert / Sentiers du Phoenix

© Julien Libert / Sentiers du Phoenix

Quel est votre lien avec la nature ?

Le fait d’être en plein air, c’est une connexion de bien être, c’est une forme d’affinité avec quelque chose de tout simple qui nous entoure et qui est accessible à tout le monde, tout le temps. C’est d’ailleurs prouvé, scientifiquement et philosophiquement, que nous avons un véritable intérêt à être en connexion avec la nature. C’est ce qui me motive. Ma raison de vivre, c’est d’être dehors et de découvrir de nouvelles choses. J’ai toujours besoin d’être à l’extérieur, pas forcément pour courir mais aussi pour marcher, faire de la randonnée et pour travailler aussi, car je travaille le bois.  J’ai un réel attrait pour la nature et pour les animaux, je possède un cheval et j’ai souvent besoin d’aller me promener avec lui.

© Julien Libert / Sentiers du Phoenix

© Julien Libert / Sentiers du Phoenix

Vous venez de Namur pourtant vous aimez venir en Ardenne, pourquoi ?

Je m’entraine souvent en Ardenne car j’aime cette région, j’ai une connexion un peu particulière avec elle. Pourquoi ? Je ne sais pas l’expliquer mais je m’y sens vraiment bien. J’ai la chance, avec le blog, de pouvoir voyager un petit peu plus qu’avant et de découvrir de nouvelles destinations. Mais chaque fois que je reviens, je suis content de faire une simple randonnée en Ardenne. Je trouve que c’est vraiment une région qui est méconnue et on ne lui accorde pas autant d’intérêts que ce qu’elle devrait en avoir.

© Julien Libert / Sentiers du Phoenix

Au niveau de vos challenges sportifs, quel est votre rêve ?

J’aime le côté dépassement de soi que j’essaie de mettre en avant au niveau du blog. En ce moment, je rêve de faire des grandes traversées à ski, à pied ou en raquette (comme la traversée du Groenland, du Svalbard) plutôt que des courses. J’adorerais me rendre à nouveau dans les régions du nord car j’en suis vraiment tombé amoureux.

Concernant l’Ardenne, j’ai reçu un sponsoring de la part d’une marque de packraft. Il s’agit d’un petit bateau gonflable qui pèse 2 kg avec les rames. J’ai ainsi fait la descente d’une partie de la Semois avec le bateau. J’ai couru 15 km et fait la descente le tout avec le sac dans le dos. Début avril, j’ai également fait la descente de l’Ourthe en Packraft.

C’est sur ces beaux challenges sportifs que je clôture cette interview en vous souhaitant beaucoup de succès dans vos prochaines aventures en Ardenne !

© Julien Libert / Sentiers du Phoenix